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Le regard et la plume de Marc Fayet

Tour 06.83 : La fin d’une histoire, le début d’une légende


Au départ d’une épreuve, il y a forcément un morceau de son histoire qu’elle véhicule avec elle. Celle-ci s’inscrit dans la Bible du Cyclisme Français, comme extraite d’un incunable qui malgré sa jeunesse en fait déjà un ancêtre respectable, puisqu’il y a un demi-siècle une sorte de prophète prénommé Moïse (Puginier de son nom) a mis sur pied ce que des années plus tard son disciple respectueux, Serge Pascal, a porté avec passion. Cet héritier à la faconde méridionale annonçait avant le départ de ce Tour des Alpes Maritimes et du Var, que là s’achevait sa mission d’apôtre, mais il le fit avec une émotion déchirante qui est celle d’un homme disant adieu à l’enfant qu’il a fait grandir. Il s’offrait pour son départ un des plus beaux plateaux jamais réunis, mais aussi les plus belles routes et les plus beaux paysages pour ces journées à osciller entre villages perchés et champs d’Oliviers dans les reliefs aux couleurs Provençales qui donnent une idée de la joliesse de notre pays quand il sillonne entre mer et montagne. C’est à Biot où de grande tradition l’on souffle le verre qu’on a aussi soufflé les 53 bougies de ce parcours cycliste qui offrit trois jours durant des paysages à couper le souffle. Sur ces terres promises à des exploits, gardons-nous de mépriser Gourdon et son col où, on le savait, un homme détaché pourrait seul s’attacher à montrer qu’il saurait dompter les 8 kilomètres d’ascension, laissant quelques maigres secondes derrière lui deux ambitieux, qui s’imaginaient naïvement le priver d’un maillot jaune. Bauke Mollema était l’élu du jour et ses deux Larrons furent Greg Van Avermaet et Valentin Madouas. Tel était le trio victorieux, sortes de rois magiques se présentant le lendemain pour l’étape qu’on dit ici historique et incontournable, un peu comme un récit sacré. Là où des forêts de mimosas imposaient la naissance de leur jaune jeunesse, exhalant leurs doux parfums, c’est au milieu de ces fragrance et au centre de Fayence que les champions s’observaient en chiens de faïence durant deux tours pour écrire un épisode nouveau au sommet de ce mur tant redouté et 3 fois gravi, sorte de chemin de croix pour ceux qui, les yeux en croix, ne devaient pas faillir dans leur croyance. Pour aborder une telle torture il n’y eut qu’un homme sorti du bois, ce Woods Michaël, enfin de retour et qui subtilisait le paletot jaune mimosa au Mollema qui pourtant n’arriva pas mollement.

S’il y a des guides qui montrent la voie, il y a aussi ceux qui indiquent le chemin, Moïse a ouvert la route depuis 53 ans sur ses terres qu’il n’a cessé d’ouvrir en deux pour permettre au peuple cycliste de tracer sa voie et s’en est allé depuis peu mais à Fayence existe aussi un mentor discret, un homme qui consacra une partie de sa vie à découvrir des talents sans s’en vanter, il s’appelle René Mathivet et a dirigé durant 20 années des générations de cyclistes à Puteaux, un des clubs les plus renommés d’Ile de France et où il permit à 23 coureurs de passer professionnels. J’ai assisté aux retrouvailles émues de deux de ses anciens élèves Christophe Agnolutto et Pascal Chanteur venus visiter ce nonagénaire à l’œil brillant et aux paroles pleines de sagesses au bas du célèbre mur préparant l’arrivée où il est venu incognito installer sa retraite. Ainsi une partie de manivelle de la mémoire m’a permis de confirmer qu’ici est une terre de cyclisme, là où l’impossible devient aussi passible de grands moments de sport. Il ne restait plus pour le confirmer qu’une journée de route dominicale pour gravir trois cols robustes à peine plus hauts que le Golgotha. Si le col de Saint Roch ne permis pas au leader d’être aussi solide qu’un Roc, le col de Braus fut celui du doute avant que l’apparition de la Madone de Gorbio nous offre un nouveau Messie. C’est un enfant de la terre Italienne toute proche, Gianluca Brambilla, qui se délestant d’un quatuor Français plus qu’étincelant Armirail, Molard, Madouas et Gaudu, inscrira son nom à ce nouveau Panthéon du cyclisme sudiste et dont on espère chaque année y écrire les pages d’un nouveau testament qui n’en finira jamais…

De Marc FAYET, comédien, auteur dramatique et metteur en scène français

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