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Le regard et la plume de Marc Fayet

T'es trop gros Leon !


Parmi tous les mystères de l'étymologie et de la géographie, il existe une théorie trop méprisée à mon sens, c'est la légende de Leon. Beaucoup de grands chercheurs, d'historiens et de linguistes se sont perdus dans des hypothèses douteuses pour tenter de nous expliquer l'origine de l'appellation du pays de Leon. Je désirais à l'occasion du retour des épreuves Françaises dans cette grande et belle Bretagne, vous faire partager ma découverte permettant enfin de dire toute la vérité. Il se trouve que ce fameux Leon, lointain descendant de Napo, après avoir quitté son île Corse natale avait eu un coup de coeur pour ce pays rugueux et accueillant à la fois, enfermant en lui un terrain propice à y créer des légendes. Philosophe à ses heures mais cycliste dans son coeur (Breton d'adoption, c'est lui qui permit à la Bretagne de devenir le berceau des coureurs cyclistes) il eut un jour l'envie de se confronter aux plus difficiles chemins qui entourent Lannilis et sa région (Lannilis qui vient de La Nihiliste, une femme ermite du 12ème siècle qui refusait la facilité de l'existence… et pourtant c'était déjà pas facile à cette époque !). Léon qui considérait que les Bretons avaient beaucoup de choses en commun avec sa Corse d'origine, le chouchen en moins, devait se démarquer des épreuves habituelles en renonçant aux bitumes trop lisses, aux pavés trop bien disposés et c'est alors qu'il découvrit les Ribinous (Qui vient de Ribin, qui lui-même est une contraction de de « Ris bien qui verra ta bobine »). Leon (dont Luis Leon Sanchez reste la dernière branche Hispanique) choisit donc le jour le plus humide, aux rafales de vent les plus féroces pour effectuer un parcours qui soit le moins confortable possible, car tant qu'à affronter les éléments autant choisir les pires, tout simplement parce que c'est une preuve de courage et la marque d'une volonté irraisonnée de défier la nature. Ainsi il effectua seul près de 200 kms de torture cycliste sur son vélo en bois pour montrer qu'on peut toujours faire plus difficile que le plus compliqué des parcours. C'était il y a déjà 100 ans à l'occasion du centenaire de la mort de son glorieux aïeul. Ce qui inspira à un passionné d'histoire locale un illuminé du coin, un certain Jean-Paul Mellouet (Qui vient de « J'empile Mes louettes » (Mes louettes, textuellement « Mes folies » en Breton perdu)) qui exhuma cette épreuve pour la faire sienne.

Ainsi depuis plus de 37 ans ce sont tous les héritiers de l'effort extrême qui se réunissent pour être au rendez-vous de cette épreuve, et l'édition 2021 rendait hommage à la première tentative effectuée par Leon le Premier. Il reste d'ailleurs un document sur ce participant originel, il s'agit du témoignage d'un poète au chômage venu trainer ses guêtres à la recherche de son inspiration disparue, qui raconte que traversant les champs desservis par les ribinous, les paysans à l'ouvrage, fourches à la main, lancèrent au fou roulant « T'es trop gros Leon ! »… Il est vrai qu'il pesait 100 kilos tout nu, ce qui juché sur un vélo fait de bois et de cuivre, représentait au moins 135 kilos à tracter et il ne faut pas être très malin pour s'imposer une charge pareille, ce qui l'empêcha d'aller au bout puisqu'il s'écroula et mourut dans le dernier chemin qui fut pour lui ribinitoire. C'est cette anecdote véridique tirée du livre des légendes Finistériennes qui inspira l'organisateur à la longue chevelure pour transformer le « Trop gros Leon » en « Trop Bro Leon », facétieux jeu de mots pour refuser de réduire l'initiateur historique à sa corpulence et son échec et s'approprier une paternité qui fait briller une des plus illustre manches de la Coupe de France FDJ. Cette année c'est Connor Swift, un grand Breton de grande Bretagne de 75 Kilos tout mouillé qui l'a emporté pour ce dimanche inoubliable et qui avait tout simplement le nom qu'il faut car comme on dit dans le Yorkshire où il est né… « Always Swift to react, never connor than Leon » (Toujours rapide à réagir, et jamais con comme Leon ).

De Marc FAYET, comédien, auteur dramatique et metteur en scène français

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