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Dernières actualitésLe billet de Marc Fayet

Le regard et la plume de Marc Fayet

Grand Prix La Marseillaise, un beau tableau Français signé Aurélien Paret Peintre

Dimanche, jour des seigneurs de la route. Marseille s’est mis sur son 31 Janvier pour accueillir le premier opus de la Coupe de France FDJ. D’abord un grand paquebot bleu comme le ciel, ou à peine un peu plus foncé, plus proche de la couleur de la mer, c’est l’hôtel du département où s’est installée la ligne de départ pour les 118 partants, un seul devant rester à l’hôtel pour test COVID positif.


Les voici lancés avec l’envie de ceux qui ont dû douter longtemps que puisse se dérouler ce qui représente le premier rendez-vous incontournable du calendrier Français. Il s’agira d’être à la hauteur des attentes et des espérances de toute la caravane qui montrait un bonheur de se retrouver sans avoir le plaisir de s’embrasser et ce n’est pourtant pas l’envie qui leur manquait. Les voici tous en procession dominicale traversant des bourgades qui fleurent bon la Provence : Fuveau, Saint Zacharie, Le plan d’Aups, la Sainte Baume, que des lieux familiers pour les cyclos sportifs locaux.

6 coureurs décident d’ouvrir la route pour faire monter la température comme les secondes, par grosses poignées, puisqu’ils atteignirent les 5' d’avance sur le peloton rapidement alerté par cette audace précoce.

L’équipe Lotto décide de rouler sur les fuyards pour ne pas leur laisser trop d’espoir pour un dessein et un dessin qui semblaient ne pas leur convenir. La faim tenaille tous les estomacs avides de se montrer lors de cette première épreuve diffusée en direct sur France 3 côte d’Azur et Eurosport la fidèle. Ce sont quelques cols célèbres qui se dressent avec majesté dans un décor proche de Cézanne sous ce soleil éclatant qu’on ne rencontre que dans la région presque tous les jours de l’année. Mais les choses impérieuses s’entament dès la route des Crêtes où sont rejoints les coureurs méritants comptant parmi eux celui qui remportera le classement de la montagne après avoir avalé un ange, ou plutôt son col et le redoutable Espigoulier, il s’appelle Julen Ametzqueta Moreno de Caja Rural-Seguros Rga. Cette montée des crêtes propose un Cap à la Canaille qui tentera le premier de lâcher le peloton et c’est Tim Wellens le coureur de Lotto qui tente sa chance, comme 100% des gagnants aime à souligner le concurrent Français, mais son entreprise Belge paraissait un peu surréaliste, n’est pas René Magritte qui veut !

Si le peintre dessinant une pipe l’intitulait « Ceci n’est pas une pipe » Tim Wellens, qui n’en pas une pourtant, n’est pas parvenu à imposer sa toile puisque le peloton le retrouve pour laisser alors s’échapper 3 nouveaux artistes, c’est Lilian Calméjane, Jesus Herrada au prénom bienvenu en ce jour de célébration cycliste et Anthony Turgis le fougueux. Rien à faire pourtant, le peloton amaigri par la difficile ascension voit de nouveaux combattants plus courageux encore à l’amorce du col de la Gineste, la dernière difficulté, longeant les calanques entre Cassis et Marseille, encore un tableau sublime, comme du Van Gogh. Il s’agit de Benjamin Thomas, Simon Carr, Andreas Lorentz Kron et Odd Christian Eiking, que des noms qu’on croirait sortis d’une encyclopédie picturale. Ils y ont cru, pas assez longtemps, puisque le peloton réduit à une trentaine de valeureux est revenu sur eux pour composer la dernière brigade, celle qui d’un commun accord tacite a considéré être assez nombreuse pour emprunter l’immense avenue Michelet, un boulevard pour les sprinteurs, une torture pour ceux qui ne le sont pas.

La messe du dimanche se terminait à Marseille, dominée par la bonne mère, admirant du haut de sa colline un chapelet tricolore composant les plus rapides du jour. Le troisième sera le brillant Bryan Coquard de B&B Hotels P/B Ktm, le deuxième Thomas Boudat de Arkea Pro Cycling Team qui ne Boudera pas sa place et le bouquet revenant à celui qui parachève admirablement cette journée où les tableaux se sont succédé comme des chefs d’œuvres à venir, c’est ce jeune artiste de AG2R Citroën, le bien nommé Aurélien Paret Peintre… Un nom prédestiné en ce jour où la palette est enfin prête pour esquisser avec ce triptyque Français le début prometteur de la Coupe de France FDJ 2021.




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