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Le billet de Marc FAYET : La vie en bleu en Roux et en Vert                                                         
 
C’était un dimanche à Boulogne sur mer et une épaisse brume semblait envahir les hauteurs de la ville comme si elle voulait nous entretenir dans une sorte d’indécision, plus encore, un mystère sur ce qui allait se dérouler sous nos yeux.  Parvenus sur ces sommets stratégiques où telles des installations de campagne le PMU, la ligue Française de Cyclisme ainsi que l’UNCP avaient élu domicile, nous pouvions nous imaginer soldats d’une armée officielle prête à en découdre contre l’envahissement de nos émotions.

C’est ici aux abords de la Rue de la Tour d’Ordre bien nommée, que patiemment, sous les déclarations sporadiques et mal renseignées d’un porte-voix, sorte de harangueur de troupe destiné à nous donner du cœur à l’ouvrage, nous attendions que l’heure de l’assaut nous soit communiqué. Entouré de quelques grognards affutés à l’œil vif et à la tenue uniforme, j’écoutais leurs mises en garde, tels des formateurs bienveillants, me fourbissant les armes pour ne rien rater de cette journée décisive car ils avaient le privilège d’en connaître chacun de ses guerriers, de l’homme de troupe jusqu’au plus haut gradé. 

Puis soudain la rumeur enflait et c’est une vingtaine de soldats haletants et émérites qui passèrent enfin devant nous, tentant d’échapper à la poursuite d’une meute affamée qui semblait néanmoins retarder l’heure du repas afin d’en apprécier encore davantage la saveur. Pas de doute le combat débutait et c’est d’une manière palpable que près de la tente UNCP mes coreligionnaires, sous le commandement d’un homme dynamique et au crâne lisse, tête pensante du petit groupe me semblait-il, commencèrent  à dresser quelques hypothèses audacieuses sur les heures à venir. Observateur privilégié je tentais d’en saisir toutes les informations sagaces. 
La brume, presque du brouillard parfois, occupait encore le terrain autour de ce fort de fortune mais peu à peu, tour après tour, c’est un soleil pugnace qui par une volonté inaccoutumée dans ces contrées livra sa bataille pour chasser à jamais cette masse cotonneuse offrant aux belligérants une visibilité accrue que la situation semblait vouloir éclaircir. Afin d’entretenir notre fougue, une collation roborative d’inspiration ibérique nous fut proposée destinée à caler nos ardeurs, tandis que dans les rangs des combattants, les probables effluves avaient aiguisé les appétits. C’est ainsi que se dessinèrent deux desseins, deux destins… Les deux capitaines de deux armées opposées, l’une vendéenne, l’autre Wallonne, un très vert l’autre plutôt bleu. A n’en plus douter c’est entre ces deux là que la lutte finale se jouerait. Si l’un disposait encore d’une armée à peine décimée, l’autre au contraire aux commandes d’une troupe de déserteurs ne pouvait compter que sur sa seule force et sa seule volonté. Le combat des chefs s’annonçait et la troupe d’observateurs que nous étions commençait à en mordre méchamment. Ce ne sont pas les liquides pétillants offerts par le plus ancien des grognards, un homme sec et mat,  accueillant et chaleureux, qui altérèrent nos sens, bien au contraire, cette saine contribution alcoolisées n’était destinée qu’à réguler nos épidermes agressés maintenant par ce soleil de plomb venu éprouver notre résistance.    
  
Invité à suivre le parcours derrière les troupes qui commençaient à compter leurs morts, nous étions bien installés dans un véhicule scrutateur quand un autre grognard de l’UNCP, tempérament modérateur au verbe doux et à la modestie sensible, commença à analyser la situation comme s’il en était un des scénaristes.  Analysant la puissance dégagée par les principaux protagonistes l’issue semblait se peindre enfin.

Nous n’en perdîmes pas une miette, surtout lorsque retournant au fort pour suivre les deux derniers passages, un autre membre de cette petite équipe de grognards, un homme méthodique à la science infuse et aux diplômes avérés, me renseigna sur la résignation du vert et la confirmation du bleu. Le thermomètre dépassait les 30° dans cette ville qui historiquement a rarement chauffée autant, mais l’excitation du combat y était pour quelque chose, la grandeur de l’événement également. Le plus jeune des Grognards de L’UNCP, homme brun et séduisant à la réputation sans tache, et à l’attention permanente, me fit part du beau cru que la journée nous réservait, ne réservant pas son pronostic, comme nous tous pris par l’intensité du combat.

Et c’est ensemble que nous assistâmes au sacre tant attendu, à la gloire indiscutable d’un champion hors d’atteinte, un capitaine venu de Châtellerault et parti offrir sa fougue à un détachement Belge de guerriers par trop classiques, mais dont il ouvre à chaque apparition des perspectives éblouissantes. De fait, Le bleu triomphait aujourd’hui, celui du ciel lavé et puissant, celui du maillot vainqueur, trempé et odorant.  Le fait bleu et le fait vert. Ce vert de cette herbe  que nous avons foulé et usé, comme celui de ce maillot du vaincu émoussé mais toujours digne. Entre ces deux couleurs, une seule teinte, le Roux. Ces deux chefs de guerre arbitrés par un jeune ambitieux, ont livré le plus beau des affrontements.

UNCP BoulogneAprès ce dénouement inscrit désormais au panthéon des plus hauts faits d’armes et avant la séparation, nous étions enfin tous réunis et j’étais là, simple visiteur au milieu de cette petite équipe de joyeux grognards vêtus de leur tenue de campagne estivale, cette chemise d’inspiration basque et de transpiration boulonnaise. Cette liquette à la griffe célèbre m’affirmait-on, mais à l’appellation mystérieuse car aucun des cinq porteurs ne parvint à en offrir la traduction exacte. Pour certains cela voulait dire bonjour, pour d’autres au revoir ou encore bienvenue… Quoi qu’il en soit tout était dit dans ces trois mots qui escortèrent ma journée et c’est en ligne que les cinq représentants de l’UNCP, section d’élite et de protection reconnue d’utilité professionnelle, me saluèrent en chœur et j’eu la vision de ce qu’ils étaient véritablement :  des mousquetaires épris de justice et de justesse, qui ont veillé à ma protection comme à celles des 175 soldats venus ce jour-là fêter la France bleue et la verte aussi ainsi que toutes les couleurs de l’espoir qui sont toutes les teintes de la victoire.

Merci à nos 5 Mousquetaires « Jean-Claude, Pascal, Xavier, Christophe et Carlos ».

Marc Fayet
30 Juin 2011.
 
 

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