UNCP UNCP
L'UNCP est le syndicat professionnel des coureurs cyclistes français.
Créé il y a plus de 60 ans, il a pour vocation la représentation des coureurs et la défense de leurs intérêts collectifs et individuels.
contact@uncp.net . Comité Directeur . UNCP B.P 36 – 38352 LA TOUR DU PIN

Sur la route Respectons nous! Campagne UNCP 2017

  • Route Pro Photo Bruno Bade
  • Route d’Occitanie 2020 Photo Bruno Bade
  • Tro Bro Leon 2019 Photo Bruno Bade
  • Paris Camembert 2020 Photo Bruno Bade
  • Championnat d’Europe Photo Bruno Bade
  • Championnats du Monde de Cyclisme sur Route 2020Imola : Phénoménal Julian ALAPHILIPPE (Deceuninck-Quick Step), Champion du Monde 2020 (photo : P.Pichon)
  • Championnats du Monde de Cyclisme sur Route 2020Imola : Un Julian ALAPHILIPPE (Deceuninck-Quick Step) extraordinaire décroche le maillot arc-en-ciel (photo : P.Pichon)
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Le billet de Marc FAYET : La Vie c'est pas que de la M... 

Crise économique, crise de confiance, crise d'identité, crise de couple, crise de tout, notre vie contemporaine est organisée désormais autour de la gestion plus ou moins habile de cet avatar de ce qu'on appelle le progrès de la société. Ne vous y trompez pas, je ne parle pas là en rétrograde réactionnaire définitivement désabusé, ni en nihiliste poussif de la pensée, non il ne s'agit que d'une forme de constat lucide et dépassionné, teinté d'un fatalisme positiviste d'un homme qui refuse de se laisser gagner par toute forme de dépression… Et pourtant ! Ils seraient multiples les motifs de sombrer définitivement s'il n'y avait de temps en temps une occasion exceptionnelle de retrouver la joie de l'existence, les couleurs de la fête et la beauté de l'exploit. La dernière en date s'est prolongée sur trois jours quelque part dans le futur du côté de Poitiers où nous avons tous retrouvé le bonheur d'y croire. Par exemple Romain Bacon redevenu amateur a enfin remporté des lauriers que jamais il n'aurait pu récolter du temps où il courait en pro. Yann Guyot remporte à l'âge où les pros sont en plein épanouissement, une consécration qui n'enlève rien à ses mérites amateurs. Pauline Ferrand-Prévot acquiert la suprématie que le charme et la jeunesse associés semblaient ne jamais pouvoir atteindre. Sylvain Chavanel a honoré son rendez-vous du chronomètre en étant devenu le maître sous l'oeil de l'heureux déchu, Eddy, désormais ex Seigneur de la discipline.

Cette liste revigorante d'un palmarès étincelant ne fut pourtant qu'un avant-goût de ce qui sera l'apogée de ces instants hors de toute sinistrose. Il y eut d'abord ces regards d'enfants croisés au départ qui sont toujours en période de tristesse les seuls à nous sortir de nos torpeurs et nos lassitudes. Ainsi ces petits apprentis cyclistes venant les yeux grands ouverts, le rouge aux joues et le stylo à la main, pour glaner les précieux autographes de ces aînés tant admirés. Les autres qui au bord des routes « casquetés » « Gantés » « drapeautés », encourageaient de toute leur fougue et leur amour ceux qu'ils avaient choisi comme super-héros. Il y eut aussi le regard presque effrayé de cet enfant dans les bras de sa maman écoutant les propos enflammés de son Papa, les mouvements de tête de ce tout petit oiseau de fille qui dans les bras de son papa ne semblait pas en revenir de tant de couleurs sous l'oeil énamouré de sa jolie Maman, ceux qui restés à la maison écrivaient via le téléphone des mots d'admiration à leur père regonflé de ce témoignage lointain. Il y eut aussi des odeurs de saucisses et de frites, des averses brutales, des soleils radieux, des cris, des oh ! des ah ! et des Bravos que seul un speaker de génie sait entretenir et générer avec la flamme de la passion intacte en dépit d'une illusoire retraite. Autant d'images et d'ambiances qui ont su faire nous faire oublier les soucis d'hier et les tracas de demain.

Vint alors pour conclure ce combat annoncé, cette guerre promise entre les deux pépites du sprint. Il fallait un gagnant et un perdant. Le vainqueur effaça son regret d'il y a deux ans et le perdant perdit sa mine d'ancien vainqueur. Le duel eut lieu, celui que tout le monde prédisait et pourtant la course fut haletante jusqu'au bout et les enfants agitèrent leur drapeau pour féliciter Arnaud leur nouvel Héros et le petit Madiot dans les bras de sa Maman assistait à une nouvelle exultation de son Papa dont il reprendra peut-être le puissant sillon, la petite Ambre Da Cruz dans les bras de son Carlos de père découvrit sa première exaltation de groupe qui conditionnera peut-être sa passion de demain et les mots écrits du petit Chanteur témoignant à son Papa Pascal de son amour nous confirment qu'il y a toujours de l'espoir en dépit de nos mines parfois usées et nos constats amers, de nos désillusion ou nos déceptions latentes. Ces journées sont une bulle d'allégresse car c'est celle de nos enfants champions, ceux qui se battent, ceux qui gagnent, ceux qui perdent, ceux qui tombent, ceux qui applaudissent et ceux qui pleurent, ceux qui soutiennent et ceux qui poussent en un mot ceux qui nous élèvent, nous révèlent et nous relèveront.

Marc Fayet 
Juillet 2014


Le billet de Marc FAYET : La Vie c'est pas que de la M... 

Crise économique, crise de confiance, crise d'identité, crise de couple, crise de tout, notre vie contemporaine est organisée désormais autour de la gestion plus ou moins habile de cet avatar de ce qu'on appelle le progrès de la société. Ne vous y trompez pas, je ne parle pas là en rétrograde réactionnaire définitivement désabusé, ni en nihiliste poussif de la pensée, non il ne s'agit que d'une forme de constat lucide et dépassionné, teinté d'un fatalisme positiviste d'un homme qui refuse de se laisser gagner par toute forme de dépression… Et pourtant ! Ils seraient multiples les motifs de sombrer définitivement s'il n'y avait de temps en temps une occasion exceptionnelle de retrouver la joie de l'existence, les couleurs de la fête et la beauté de l'exploit. La dernière en date s'est prolongée sur trois jours quelque part dans le futur du côté de Poitiers où nous avons tous retrouvé le bonheur d'y croire. Par exemple Romain Bacon redevenu amateur a enfin remporté des lauriers que jamais il n'aurait pu récolter du temps où il courait en pro. Yann Guyot remporte à l'âge où les pros sont en plein épanouissement, une consécration qui n'enlève rien à ses mérites amateurs. Pauline Ferrand-Prévot acquiert la suprématie que le charme et la jeunesse associés semblaient ne jamais pouvoir atteindre. Sylvain Chavanel a honoré son rendez-vous du chronomètre en étant devenu le maître sous l'oeil de l'heureux déchu, Eddy, désormais ex Seigneur de la discipline.

Cette liste revigorante d'un palmarès étincelant ne fut pourtant qu'un avant-goût de ce qui sera l'apogée de ces instants hors de toute sinistrose. Il y eut d'abord ces regards d'enfants croisés au départ qui sont toujours en période de tristesse les seuls à nous sortir de nos torpeurs et nos lassitudes. Ainsi ces petits apprentis cyclistes venant les yeux grands ouverts, le rouge aux joues et le stylo à la main, pour glaner les précieux autographes de ces aînés tant admirés. Les autres qui au bord des routes « casquetés » « Gantés » « drapeautés », encourageaient de toute leur fougue et leur amour ceux qu'ils avaient choisi comme super-héros. Il y eut aussi le regard presque effrayé de cet enfant dans les bras de sa maman écoutant les propos enflammés de son Papa, les mouvements de tête de ce tout petit oiseau de fille qui dans les bras de son papa ne semblait pas en revenir de tant de couleurs sous l'oeil énamouré de sa jolie Maman, ceux qui restés à la maison écrivaient via le téléphone des mots d'admiration à leur père regonflé de ce témoignage lointain. Il y eut aussi des odeurs de saucisses et de frites, des averses brutales, des soleils radieux, des cris, des oh ! des ah ! et des Bravos que seul un speaker de génie sait entretenir et générer avec la flamme de la passion intacte en dépit d'une illusoire retraite. Autant d'images et d'ambiances qui ont su faire nous faire oublier les soucis d'hier et les tracas de demain.

Vint alors pour conclure ce combat annoncé, cette guerre promise entre les deux pépites du sprint. Il fallait un gagnant et un perdant. Le vainqueur effaça son regret d'il y a deux ans et le perdant perdit sa mine d'ancien vainqueur. Le duel eut lieu, celui que tout le monde prédisait et pourtant la course fut haletante jusqu'au bout et les enfants agitèrent leur drapeau pour féliciter Arnaud leur nouvel Héros et le petit Madiot dans les bras de sa Maman assistait à une nouvelle exultation de son Papa dont il reprendra peut-être le puissant sillon, la petite Ambre Da Cruz dans les bras de son Carlos de père découvrit sa première exaltation de groupe qui conditionnera peut-être sa passion de demain et les mots écrits du petit Chanteur témoignant à son Papa Pascal de son amour nous confirment qu'il y a toujours de l'espoir en dépit de nos mines parfois usées et nos constats amers, de nos désillusion ou nos déceptions latentes. Ces journées sont une bulle d'allégresse car c'est celle de nos enfants champions, ceux qui se battent, ceux qui gagnent, ceux qui perdent, ceux qui tombent, ceux qui applaudissent et ceux qui pleurent, ceux qui soutiennent et ceux qui poussent en un mot ceux qui nous élèvent, nous révèlent et nous relèveront.

Marc Fayet 
Juillet 2014

 


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