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L'UNCP est le syndicat professionnel des coureurs cyclistes français.
Créé il y a plus de 60 ans, il a pour vocation la représentation des coureurs et la défense de leurs intérêts collectifs et individuels.
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Sur la route Respectons nous! Campagne UNCP 2017

  • Route Pro Photo Bruno Bade
  • Route d’Occitanie 2020 Photo Bruno Bade
  • Tro Bro Leon 2019 Photo Bruno Bade
  • Paris Camembert 2020 Photo Bruno Bade
  • Championnat d’Europe Photo Bruno Bade
  • Championnats du Monde de Cyclisme sur Route 2020Imola : Phénoménal Julian ALAPHILIPPE (Deceuninck-Quick Step), Champion du Monde 2020 (photo : P.Pichon)
  • Championnats du Monde de Cyclisme sur Route 2020Imola : Un Julian ALAPHILIPPE (Deceuninck-Quick Step) extraordinaire décroche le maillot arc-en-ciel (photo : P.Pichon)
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Le billet de Marc FAYET : L'Aveu J'en veux

Il fallait bien un beau jour enlever ces oeillères, à défaut des oreillettes, ne plus se voiler la face et éviter de se cacher derrière notre petit doigt. Il fallait bien que cette parole se libère, trop contrariée, excessivement muselée par de tristes constats amers en raison de toutes les promesses passées. Consentir aux aveux et dire enfin ce qu’on pense de tout ce qu’il s’est passé ces derniers mois, tout ce qu’il ne s’est pas passé ces dernières années. En finir une bonne fois pour toutes avec ces montagnes de critiques, ces plaines de perplexités, ces virages de dévalorisation pour affronter la réalité en face comme pour un retour de flamme rouge et se le dire d’homme à homme, yeux dans les yeux, la main sur le coeur et l’esprit enfin libéré, à ceux qui sont enfin prêts à entendre la vérité sur les pentes des désillusions en ne se jetant plus à la figure les choses qui froissent et qui défrisent! Dire sans crainte d’être raillés,avec toute la spontanéité que requiert un aveu, que oui le renouveau français est arrivé !
J’avoue qu’il m’en a fallu du courage pour me décider à  imposer une telle déclaration mais j’assume pleinement la proclamation de cette résultante générationnelle car elle nous saute à la gueule !  Et zut à ceux qui se réfugiaient derrière le trop  élémentaire: « C’est parce que les français sont trop payés, ils n’ont pas la culture de la gagne ». Moi je crois plutôt qu’Ils n’étaient pas assez remboursés de tous les vols dont ils ont été les victimes et ils se vengent, comme ils rachètent leurs ainés, à la force du mollet ainsi que de la puissance du cervelet pour retrouver une place digne de leurs noms et de ceux qu’ils portent sur le dos sans être un fardeau. Je les vois les petits malins qui n’aiment pas avoir tort et qui seraient capables de dire « C’est normal qu’ils gagnent puisque c’est la crise maintenant, on les paye moins » Et je m’inscris en faux car à ma connaissance, ni  Espagnols ni les Grecs, pourtant bien plus en difficulté que nous, ne nous ont offert d’aussi beaux bébés dans le même temps qui ont de quoi nous rendre babas. En ces temps moroses qu’ils nous rendent plus roses, ils sont là nos espoirs pour demain, ils éclatent enfin de toute leur classe, de tous leur désir de victoire. Finis les complexes et les excuses bidons à jeter au pied des spectateurs avides de cadeaux, c’est une horde de nouveaux conquérants qui éclaboussent le cyclisme mondial de leur éblouissante clarté. Quelle que soit la difficulté de l’épreuve, sa catégorie, ils se présentent au même titre que n’importe quel champion millionnaire comme vainqueurs potentiels. Ils se prénomment Brian, Warren, Tony, Thibaut, Nacer, Arnaud, Romain, Alexandre, Kenny, Arthur etc… Un véritable patchwork de prénoms en provenance des pépinières françaises discrètement bâties par les couveuses d’Europcar, FDJ et AG2R ou encore issus des plus discrets mais non moins méritantes CC Etupes, CC Nogent ou UVCA Troyes, gloire à eux aussi trop souvent oubliés, pas assez aidés, ni considérés. Tous ont joué leur rôle de formateur, de tuteur, de protecteur et de bon conseilleur espérant être bien payés en reconnaissance de leurs espérances pour service rendu au pays.
N’oublions pas ceux qui y croient et qui croissent du côté de Sojasun espoir, Bretagne Séché ou Cofidis et qui attendent leur heure, peut-être moins à l’heure que les autres, mais toujours voulant faire des heureux. Ce sont des gamins, ce sont des  malins, ce sont des enfants, ce sont des vaillants, ce sont des champions, ce sont des morpions et ils nous balancent une jeunesse qui nous fait retrouver la nôtre qu’on croyait enfouie. Le sacré coup de jeune qu’ils nous filent ces gaillards, ces lascars, ces malabars ! Alors évidemment il y aura toujours des pisse vinaigre qui y verront un épiphénomène sauf que des épiphénomènes avec autant de phénomènes ça devient un raz de marée, une génération spontanée qui repeuple un peloton que certains diagnostiquaient moribond. Dans cette nouvelle armada qui a les armes pour tous les combats, on trouvera toujours quelque part un Français qui viendra gratouiller, chatouiller, écrabouiller l’adversité. Sans se vanter,les français deviennent les poils à gratter des nations historiques comme des nations émergentes. Il y en a tellement de ces futés si bien affutés que dès qu’une course délivrera sa liste d’engagés, pour une fois ce seront les autres, tous les autres qui feront la grimace en lisant que Demare est là et Coquard aussi, que Bardet viendra, que Barguil aussi, et puis Géniez et puis Elissonde et puis Bouhani et puis un autre dont ils n’ont même pas retenu le nom… « Il en sort de partout » diront-ils un peu accablés le soir devant leur assiette triste de crudités quand les français se feront une gratinée.  Il y a encore de la place pour Antony, Adrien, Erwan ou Yoan… Et tous ceux qui galvanisés émergeront.
Je peux vous dire qu’ils vont le sentir passer le train bleu, les autres, mais ce bleu là c’est celui que les nôtres ont dans la tête et dans le cœur, dans les fibres et dans le sang, nationalement imprégnés qu’ils sont de leurs mission sportive sous le regard affectueux et reconnaissant de ceux d’hier qui certainement auraient adoré être ceux d’aujourd’hui ou que regrettant que l’époque d’aujourd’hui ne soit pas celle qu’ils auraient préféré connaître hier.
L’homme est toujours le sujet de son époque. Puisque l’époque a changé, le sujet aussi. C’est le chapitre nouveau du roman qui est en train de s’écrire et qui aura de quoi inspirer les gens de plumes comme moi qui trouveront du grain à moudre tandis que tous ces espoirs feront parler la poudre.

Marc Fayet 
Septembre 2013


Le billet de Marc FAYET : L'Aveu J'en veux

Il fallait bien un beau jour enlever ces oeillères, à défaut des oreillettes, ne plus se voiler la face et éviter de se cacher derrière notre petit doigt. Il fallait bien que cette parole se libère, trop contrariée, excessivement muselée par de tristes constats amers en raison de toutes les promesses passées. Consentir aux aveux et dire enfin ce qu’on pense de tout ce qu’il s’est passé ces derniers mois, tout ce qu’il ne s’est pas passé ces dernières années. En finir une bonne fois pour toutes avec ces montagnes de critiques, ces plaines de perplexités, ces virages de dévalorisation pour affronter la réalité en face comme pour un retour de flamme rouge et se le dire d’homme à homme, yeux dans les yeux, la main sur le coeur et l’esprit enfin libéré, à ceux qui sont enfin prêts à entendre la vérité sur les pentes des désillusions en ne se jetant plus à la figure les choses qui froissent et qui défrisent! Dire sans crainte d’être raillés,avec toute la spontanéité que requiert un aveu, que oui le renouveau français est arrivé !
J’avoue qu’il m’en a fallu du courage pour me décider à  imposer une telle déclaration mais j’assume pleinement la proclamation de cette résultante générationnelle car elle nous saute à la gueule !  Et zut à ceux qui se réfugiaient derrière le trop  élémentaire: « C’est parce que les français sont trop payés, ils n’ont pas la culture de la gagne ». Moi je crois plutôt qu’Ils n’étaient pas assez remboursés de tous les vols dont ils ont été les victimes et ils se vengent, comme ils rachètent leurs ainés, à la force du mollet ainsi que de la puissance du cervelet pour retrouver une place digne de leurs noms et de ceux qu’ils portent sur le dos sans être un fardeau. Je les vois les petits malins qui n’aiment pas avoir tort et qui seraient capables de dire « C’est normal qu’ils gagnent puisque c’est la crise maintenant, on les paye moins » Et je m’inscris en faux car à ma connaissance, ni  Espagnols ni les Grecs, pourtant bien plus en difficulté que nous, ne nous ont offert d’aussi beaux bébés dans le même temps qui ont de quoi nous rendre babas. En ces temps moroses qu’ils nous rendent plus roses, ils sont là nos espoirs pour demain, ils éclatent enfin de toute leur classe, de tous leur désir de victoire. Finis les complexes et les excuses bidons à jeter au pied des spectateurs avides de cadeaux, c’est une horde de nouveaux conquérants qui éclaboussent le cyclisme mondial de leur éblouissante clarté. Quelle que soit la difficulté de l’épreuve, sa catégorie, ils se présentent au même titre que n’importe quel champion millionnaire comme vainqueurs potentiels. Ils se prénomment Brian, Warren, Tony, Thibaut, Nacer, Arnaud, Romain, Alexandre, Kenny, Arthur etc… Un véritable patchwork de prénoms en provenance des pépinières françaises discrètement bâties par les couveuses d’Europcar, FDJ et AG2R ou encore issus des plus discrets mais non moins méritantes CC Etupes, CC Nogent ou UVCA Troyes, gloire à eux aussi trop souvent oubliés, pas assez aidés, ni considérés. Tous ont joué leur rôle de formateur, de tuteur, de protecteur et de bon conseilleur espérant être bien payés en reconnaissance de leurs espérances pour service rendu au pays.
N’oublions pas ceux qui y croient et qui croissent du côté de Sojasun espoir, Bretagne Séché ou Cofidis et qui attendent leur heure, peut-être moins à l’heure que les autres, mais toujours voulant faire des heureux. Ce sont des gamins, ce sont des  malins, ce sont des enfants, ce sont des vaillants, ce sont des champions, ce sont des morpions et ils nous balancent une jeunesse qui nous fait retrouver la nôtre qu’on croyait enfouie. Le sacré coup de jeune qu’ils nous filent ces gaillards, ces lascars, ces malabars ! Alors évidemment il y aura toujours des pisse vinaigre qui y verront un épiphénomène sauf que des épiphénomènes avec autant de phénomènes ça devient un raz de marée, une génération spontanée qui repeuple un peloton que certains diagnostiquaient moribond. Dans cette nouvelle armada qui a les armes pour tous les combats, on trouvera toujours quelque part un Français qui viendra gratouiller, chatouiller, écrabouiller l’adversité. Sans se vanter,les français deviennent les poils à gratter des nations historiques comme des nations émergentes. Il y en a tellement de ces futés si bien affutés que dès qu’une course délivrera sa liste d’engagés, pour une fois ce seront les autres, tous les autres qui feront la grimace en lisant que Demare est là et Coquard aussi, que Bardet viendra, que Barguil aussi, et puis Géniez et puis Elissonde et puis Bouhani et puis un autre dont ils n’ont même pas retenu le nom… « Il en sort de partout » diront-ils un peu accablés le soir devant leur assiette triste de crudités quand les français se feront une gratinée.  Il y a encore de la place pour Antony, Adrien, Erwan ou Yoan… Et tous ceux qui galvanisés émergeront.
Je peux vous dire qu’ils vont le sentir passer le train bleu, les autres, mais ce bleu là c’est celui que les nôtres ont dans la tête et dans le cœur, dans les fibres et dans le sang, nationalement imprégnés qu’ils sont de leurs mission sportive sous le regard affectueux et reconnaissant de ceux d’hier qui certainement auraient adoré être ceux d’aujourd’hui ou que regrettant que l’époque d’aujourd’hui ne soit pas celle qu’ils auraient préféré connaître hier.
L’homme est toujours le sujet de son époque. Puisque l’époque a changé, le sujet aussi. C’est le chapitre nouveau du roman qui est en train de s’écrire et qui aura de quoi inspirer les gens de plumes comme moi qui trouveront du grain à moudre tandis que tous ces espoirs feront parler la poudre.

Marc Fayet 
Septembre 2013

 


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