UNCP UNCP
L'UNCP est le syndicat professionnel des coureurs cyclistes français.
Créé il y a plus de 60 ans, il a pour vocation la représentation des coureurs et la défense de leurs intérêts collectifs et individuels.
contact@uncp.net . Comité Directeur . UNCP B.P 36 – 38352 LA TOUR DU PIN

Sur la route Respectons nous! Campagne UNCP 2017

  • Route Pro Photo Bruno Bade
  • Route d’Occitanie 2020 Photo Bruno Bade
  • Tro Bro Leon 2019 Photo Bruno Bade
  • Paris Camembert 2020 Photo Bruno Bade
  • Championnat d’Europe Photo Bruno Bade
  • Championnats du Monde de Cyclisme sur Route 2020Imola : Phénoménal Julian ALAPHILIPPE (Deceuninck-Quick Step), Champion du Monde 2020 (photo : P.Pichon)
  • Championnats du Monde de Cyclisme sur Route 2020Imola : Un Julian ALAPHILIPPE (Deceuninck-Quick Step) extraordinaire décroche le maillot arc-en-ciel (photo : P.Pichon)
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Le billet de Marc FAYET : Good Vibrations

Il existe à notre époque une nouvelle sensation qui peu à peu envahit l’ensemble de la planète, gagne toutes les strates de la société, accapare la totalité de nos perceptions. Phénomène qui occupe l’essentiel de nos attentions, obsède l’entièreté des professions, obnubile la globalité du globe. Ce phénomène, cette sensation, cette nouveauté s’appelle… La vibration. Même si on peut retrouver sa trace dès le Littré de 1863, voilà un mot qui semble pourtant avoir attendu plus d’un siècle et demie avant d’obtenir la consécration ultime. Par quel miracle me demanderez-vous ? (Et puis vous vous demanderez surtout où je cause de vélo là-dedans ? mais patience) ce miracle s’appelle celui de la téléphonie mobile qui depuis le premier Motorola de 1983 (Déjà ce nom vous dit quelque chose)  a permis à tout un chacun d’en découvrir toutes les conséquences. Outre ses qualités intrinsèques de libre communication, ce nouveau talisman, a aussi apporté ce fameux tremblement qui en surprenait plus d’un, ayant laissé l’appareil dans sa poche, parfois mal placée. Depuis, cette nouvelle manifestation physique fait partie de notre vie quotidienne. On vibre en ville comme en campagne, on vibre sur la table de salon comme celle de réunion. On vibre en famille, entre copains, avec des Chinois et des Islandais. Qu’on soit grand, beau, petit, gros, moche, marié, ou célibataire, on vibre au soleil, sous la pluie, à midi ou à minuit. Cette vibration ne pouvait pas trouver meilleur vecteur que celui du Cyclisme pour effectuer la fusion entre le phénomène technique, la manifestation physique et la  sensation psychologique. Comment ne pas sentir que le vélo rassemble de manière éclatante cette triple fonctionnalité ? Tandis que les bras du coureurs vibrent sous les pulsions renvoyées par le revêtement trop granuleux de l’asphalte, nos téléphones vibrent pour nous annoncer l’échappée spectaculaire du héros du jour et nous vibrons d’aise en le regardant filer dans cette fuite qui ressemble ni plus ni moins à la liberté faite homme. En raison de l’extraordinaire légende qui a accompagné le cyclisme depuis son invention, nous voici aujourd’hui les héritiers embarrassés d’une  histoire qui comme tout grand destin est parsemée de moments de grâce et de périodes de perdition. Nous en sommes quoi qu’il en soit les successeurs que nous le voulions ou non. Qu’avons-nous de moins que nos aînés ? La candeur. Qu’avons-nous de plus ? La fraîcheur (Je ne parle pas de celle du thermomètre) Oui, cette fraîcheur qui nous permet années après années de miser sur les jeunes générations, qui de plus en plus nous font vibrer, cette fraîcheur qui nous permettra de continuer à croire que chez Motorola, il y avait un mec qui lui aussi nous a fait vibrer, d’horreur aussi parfois après, mais tant pis, c’est fait ! On a vibré, on ne peut pas se « dé-vibrer ». Qu’il disparaisse s’il le faut, et il le doit, mais il y en a tellement d’autres pour lesquels nous avons ressenti des frissons semblables et nous savons pourtant qu’ils ne le méritaient pas d’avantage. Nous n’avons pas que vibré pour un téléphoniste, il y eut aussi pour du matériel électrique, des colles à parquet, des montres et des chaudières !... Qu’importe nous ne sommes pas des comptables de nos sensations. C’est ce sport tout entier qui a créé ses anges et ses démons et parfois l’un cache l’autre pourquoi nous ne voulons pas l’admettre ? Parce que nous sommes souvent faits des mêmes antagonismes. Et pourtant au-delà de ces sentiments contraires nous préservons cette fraîcheur qui nous permettra de continuer à croire que pendant cent éditions le tour à fait vibrer notre père, notre grand-père et le grand-père de notre grand-père.
 
Les plus anciens ont vibré pour Alcyon, pour Lucifer, nous vibrons aujourd’hui pour des voitures de loc., pour des tickets à gratter ou une région de France. Nous ne choisissons pas nos emblèmes, ce sont les hommes qu’il nous faut. C’est pourquoi cette fraîcheur nous permettra chaque année de regarder un nouveau Paris-Roubaix, Un nouveau Championnat de France, Un nouveau Tour. Bonheur plein de promesses chaque fois renouvelé qui fait appel à tout ce qu’il y a de meilleur, de plus enfantin et de plus crédule en nous qui cette année encore nous forcera à vibrer encore et toujours car la vibration c’est la vie.
Certains petits malins pourraient conclure en disant que les coureurs eux-mêmes vibrent tout le temps, ils vibrent en dormant, ils vibrent au p’tit déj, ils vibrent en roulant, ils vibrent au ravito, ils vibrent au podium, il parait même que certains vibrent au masseur… Mais ça c’est un autre sujet et puis c’est vraiment pour faire un mot… Pardon.     

Marc Fayet 
Juin 2013


Le billet de Marc FAYET : Good Vibrations

Il existe à notre époque une nouvelle sensation qui peu à peu envahit l’ensemble de la planète, gagne toutes les strates de la société, accapare la totalité de nos perceptions. Phénomène qui occupe l’essentiel de nos attentions, obsède l’entièreté des professions, obnubile la globalité du globe. Ce phénomène, cette sensation, cette nouveauté s’appelle… La vibration. Même si on peut retrouver sa trace dès le Littré de 1863, voilà un mot qui semble pourtant avoir attendu plus d’un siècle et demie avant d’obtenir la consécration ultime. Par quel miracle me demanderez-vous ? (Et puis vous vous demanderez surtout où je cause de vélo là-dedans ? mais patience) ce miracle s’appelle celui de la téléphonie mobile qui depuis le premier Motorola de 1983 (Déjà ce nom vous dit quelque chose)  a permis à tout un chacun d’en découvrir toutes les conséquences. Outre ses qualités intrinsèques de libre communication, ce nouveau talisman, a aussi apporté ce fameux tremblement qui en surprenait plus d’un, ayant laissé l’appareil dans sa poche, parfois mal placée. Depuis, cette nouvelle manifestation physique fait partie de notre vie quotidienne. On vibre en ville comme en campagne, on vibre sur la table de salon comme celle de réunion. On vibre en famille, entre copains, avec des Chinois et des Islandais. Qu’on soit grand, beau, petit, gros, moche, marié, ou célibataire, on vibre au soleil, sous la pluie, à midi ou à minuit. Cette vibration ne pouvait pas trouver meilleur vecteur que celui du Cyclisme pour effectuer la fusion entre le phénomène technique, la manifestation physique et la  sensation psychologique. Comment ne pas sentir que le vélo rassemble de manière éclatante cette triple fonctionnalité ? Tandis que les bras du coureurs vibrent sous les pulsions renvoyées par le revêtement trop granuleux de l’asphalte, nos téléphones vibrent pour nous annoncer l’échappée spectaculaire du héros du jour et nous vibrons d’aise en le regardant filer dans cette fuite qui ressemble ni plus ni moins à la liberté faite homme. En raison de l’extraordinaire légende qui a accompagné le cyclisme depuis son invention, nous voici aujourd’hui les héritiers embarrassés d’une  histoire qui comme tout grand destin est parsemée de moments de grâce et de périodes de perdition. Nous en sommes quoi qu’il en soit les successeurs que nous le voulions ou non. Qu’avons-nous de moins que nos aînés ? La candeur. Qu’avons-nous de plus ? La fraîcheur (Je ne parle pas de celle du thermomètre) Oui, cette fraîcheur qui nous permet années après années de miser sur les jeunes générations, qui de plus en plus nous font vibrer, cette fraîcheur qui nous permettra de continuer à croire que chez Motorola, il y avait un mec qui lui aussi nous a fait vibrer, d’horreur aussi parfois après, mais tant pis, c’est fait ! On a vibré, on ne peut pas se « dé-vibrer ». Qu’il disparaisse s’il le faut, et il le doit, mais il y en a tellement d’autres pour lesquels nous avons ressenti des frissons semblables et nous savons pourtant qu’ils ne le méritaient pas d’avantage. Nous n’avons pas que vibré pour un téléphoniste, il y eut aussi pour du matériel électrique, des colles à parquet, des montres et des chaudières !... Qu’importe nous ne sommes pas des comptables de nos sensations. C’est ce sport tout entier qui a créé ses anges et ses démons et parfois l’un cache l’autre pourquoi nous ne voulons pas l’admettre ? Parce que nous sommes souvent faits des mêmes antagonismes. Et pourtant au-delà de ces sentiments contraires nous préservons cette fraîcheur qui nous permettra de continuer à croire que pendant cent éditions le tour à fait vibrer notre père, notre grand-père et le grand-père de notre grand-père.
 
Les plus anciens ont vibré pour Alcyon, pour Lucifer, nous vibrons aujourd’hui pour des voitures de loc., pour des tickets à gratter ou une région de France. Nous ne choisissons pas nos emblèmes, ce sont les hommes qu’il nous faut. C’est pourquoi cette fraîcheur nous permettra chaque année de regarder un nouveau Paris-Roubaix, Un nouveau Championnat de France, Un nouveau Tour. Bonheur plein de promesses chaque fois renouvelé qui fait appel à tout ce qu’il y a de meilleur, de plus enfantin et de plus crédule en nous qui cette année encore nous forcera à vibrer encore et toujours car la vibration c’est la vie.
Certains petits malins pourraient conclure en disant que les coureurs eux-mêmes vibrent tout le temps, ils vibrent en dormant, ils vibrent au p’tit déj, ils vibrent en roulant, ils vibrent au ravito, ils vibrent au podium, il parait même que certains vibrent au masseur… Mais ça c’est un autre sujet et puis c’est vraiment pour faire un mot… Pardon.     

Marc Fayet 
Juin 2013

 


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