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L'UNCP est le syndicat professionnel des coureurs cyclistes français.
Créé il y a plus de 60 ans, il a pour vocation la représentation des coureurs et la défense de leurs intérêts collectifs et individuels.
contact@uncp.net . Comité Directeur . UNCP B.P 36 – 38352 LA TOUR DU PIN

Sur la route Respectons nous! Campagne UNCP 2017

Revivez la soirée de remise des Trophées UNCP Officiel 2ème édition !
Samedi 27 novembre à Bergerac, REDIFFUSION de plus de 2H de DIRECT, ci-dessous.
  • Route Pro Photo Bruno Bade
  • Route d’Occitanie 2020 Photo Bruno Bade
  • Tro Bro Leon 2019 Photo Bruno Bade
  • Paris Camembert 2020 Photo Bruno Bade
  • Championnat d’Europe Photo Bruno Bade
  • Championnats du Monde de Cyclisme sur Route 2020Imola : Phénoménal Julian ALAPHILIPPE (Deceuninck-Quick Step), Champion du Monde 2020 (photo : P.Pichon)
  • Championnats du Monde de Cyclisme sur Route 2020Imola : Un Julian ALAPHILIPPE (Deceuninck-Quick Step) extraordinaire décroche le maillot arc-en-ciel (photo : P.Pichon)
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Le regard et la plume de Marc Fayet

Paris-Nice : Un monde sans pitié,


Autant se l'avouer tout de suite, la cruauté de notre époque n'est plus à démontrer, elle est omniprésente et il ne faut pas trop attendre du côté d'une forme de justice immanente et encore moins divine. Pour ne parler que de l'univers cycliste, qui est une planète à lui tout seul, il y avait déjà, en préalable de la semaine qui s'annonçait, deux informations que beaucoup préféraient bannir de leur esprit et qui pourtant était prémonitoires de ce qui les attendait : Tout d'abord que la course ne partirait pas de Paris ( ça faisait déjà un paquet d'années qu'on le savait ) et qu'ensuite elle n'arriverait certainement pas à Nice (ce qui commence à devenir une habitude ) le tout constituant un mensonge admis mais que tous faisaient mine de ne pas concevoir, nous compris. Le déni s'installait donc insidieusement dans l'esprit de tous pour apporter son lot de brimades et il y en eut en cascades. Il était écrit que cette édition serait celle de l'iniquité. La première injustice c'était de voir Arnaud Démare ne pas remporter le premier sprint, mais bon ! Peut-être est-ce seulement une frustration cocardière. Cela aurait pu passer si Christophe Laporte avait eu sa chance, si Nacer Bouhanni avait saisi la sienne pour ne pas l'un et l'autre se contenter d'arriver à chaque fois après le premier, juste après, mais surtout si Rémi Cavagna n'avait pas échoué lors du chrono pour quelques centièmes de secondes, laissant le jeune Bissegger se révéler au-delà d'un simple pronostic raisonné puisque peu connaissaient ce talent Helvète. La chance semblait donc pencher vers la nation Suisse et comme ces miettes de temps permettaient au prometteur Steffan de se couvrir de jaune, Rémi et lui n'avaient plus qu'à se regarder en Gien de défaillance. Cela ne tarda pas à se vérifier hélas ! Et c'est dans l'étape du Beaujolais que la chance abandonna définitivement Rémi lorsqu'un problème de dérailleur l'empêcha de rallier Chiroubles en tête où une moulinette Slovène décida de s'imposer sans contestation possible. C'est à Biot que le nouveau leader, peu essoufflé dans la cité des souffleurs de verres, devenait le maître incontesté, tout le monde s'accordant à dire que ses pouvoirs devenaient presque magiques. Son vrai visage apparut le lendemain en approchant Valdeblore, avec un masque aussi inquiétant que celui de Voldemort ce personnage de la saga Harry Potter et qui veut régner sans partage sur tous les sorciers.

Cette suprématie devint arrogante quand un autre Suisse en passe de confirmer la bonne étoile qui semblait guider sa nation, vit fondre sur lui à quelques mètres seulement de la ligne au sommet de la Colmiane, un Roglic roulant comme une horloge affolée, réglant le jeune Gino Mader sans un regard pour asseoir son autorité ( C'est comme ça qu'on dit habituellement quand on est poli, quand on l'est moins on parle d'un appétit de cannibale ). L'homme peut parfois dévoiler les pires aspects de ses condamnables propensions. Est-ce parce que les magiciens unissant leurs pouvoirs de nuisance décidèrent d'abattre le maître sorcier qu'ils trouvaient trop cruel et trop gourmand, que la dernière étape ressembla à la réalisation d'un sortilège ? Quoi qu'il en soit Primoz se retrouva à terre et sa Jumbo en perdit sa Vista, laissant à Cort Nielsen l'étape sous le soleil Levens et à Maximilian Schachmann une victoire opportuniste, la deuxième d'affilée sous l'ère Covid. En voici donc un que le virus galvanise. Puisque notre monde est soumis aux caprices de quelques maléfices permanents, il faudrait y voir de plus près, car le sorcier c'est peut-être lui finalement, lui qui par une dernière étape bouleversante et bousculée a privé une victoire promise à Primoz.

De Marc FAYET, comédien, auteur dramatique et metteur en scène français


Le regard et la plume de Marc Fayet

Paris-Nice : Un monde sans pitié,


Autant se l'avouer tout de suite, la cruauté de notre époque n'est plus à démontrer, elle est omniprésente et il ne faut pas trop attendre du côté d'une forme de justice immanente et encore moins divine. Pour ne parler que de l'univers cycliste, qui est une planète à lui tout seul, il y avait déjà, en préalable de la semaine qui s'annonçait, deux informations que beaucoup préféraient bannir de leur esprit et qui pourtant était prémonitoires de ce qui les attendait : Tout d'abord que la course ne partirait pas de Paris ( ça faisait déjà un paquet d'années qu'on le savait ) et qu'ensuite elle n'arriverait certainement pas à Nice (ce qui commence à devenir une habitude ) le tout constituant un mensonge admis mais que tous faisaient mine de ne pas concevoir, nous compris. Le déni s'installait donc insidieusement dans l'esprit de tous pour apporter son lot de brimades et il y en eut en cascades. Il était écrit que cette édition serait celle de l'iniquité. La première injustice c'était de voir Arnaud Démare ne pas remporter le premier sprint, mais bon ! Peut-être est-ce seulement une frustration cocardière. Cela aurait pu passer si Christophe Laporte avait eu sa chance, si Nacer Bouhanni avait saisi la sienne pour ne pas l'un et l'autre se contenter d'arriver à chaque fois après le premier, juste après, mais surtout si Rémi Cavagna n'avait pas échoué lors du chrono pour quelques centièmes de secondes, laissant le jeune Bissegger se révéler au-delà d'un simple pronostic raisonné puisque peu connaissaient ce talent Helvète. La chance semblait donc pencher vers la nation Suisse et comme ces miettes de temps permettaient au prometteur Steffan de se couvrir de jaune, Rémi et lui n'avaient plus qu'à se regarder en Gien de défaillance. Cela ne tarda pas à se vérifier hélas ! Et c'est dans l'étape du Beaujolais que la chance abandonna définitivement Rémi lorsqu'un problème de dérailleur l'empêcha de rallier Chiroubles en tête où une moulinette Slovène décida de s'imposer sans contestation possible. C'est à Biot que le nouveau leader, peu essoufflé dans la cité des souffleurs de verres, devenait le maître incontesté, tout le monde s'accordant à dire que ses pouvoirs devenaient presque magiques. Son vrai visage apparut le lendemain en approchant Valdeblore, avec un masque aussi inquiétant que celui de Voldemort ce personnage de la saga Harry Potter et qui veut régner sans partage sur tous les sorciers.

Cette suprématie devint arrogante quand un autre Suisse en passe de confirmer la bonne étoile qui semblait guider sa nation, vit fondre sur lui à quelques mètres seulement de la ligne au sommet de la Colmiane, un Roglic roulant comme une horloge affolée, réglant le jeune Gino Mader sans un regard pour asseoir son autorité ( C'est comme ça qu'on dit habituellement quand on est poli, quand on l'est moins on parle d'un appétit de cannibale ). L'homme peut parfois dévoiler les pires aspects de ses condamnables propensions. Est-ce parce que les magiciens unissant leurs pouvoirs de nuisance décidèrent d'abattre le maître sorcier qu'ils trouvaient trop cruel et trop gourmand, que la dernière étape ressembla à la réalisation d'un sortilège ? Quoi qu'il en soit Primoz se retrouva à terre et sa Jumbo en perdit sa Vista, laissant à Cort Nielsen l'étape sous le soleil Levens et à Maximilian Schachmann une victoire opportuniste, la deuxième d'affilée sous l'ère Covid. En voici donc un que le virus galvanise. Puisque notre monde est soumis aux caprices de quelques maléfices permanents, il faudrait y voir de plus près, car le sorcier c'est peut-être lui finalement, lui qui par une dernière étape bouleversante et bousculée a privé une victoire promise à Primoz.

De Marc FAYET, comédien, auteur dramatique et metteur en scène français

 


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