UNCP [Union Nationale des Cyclistes Profesionnels] : L'organisation professionnelle des coureurs cyclistes français

Lutte anti-dopage

Illustration anti-dopage

Conciliez traitement médical et pratique sportive saine, c'est possible pour peu qu'on respecte quelques précautions d'usage. Rappel à destination de tous les pratiquants.

Avant d'utiliser un médicament il est impératif de :

  • s'assurer qu'il ne contient pas de substance interdite selon la dernière version révisée de la liste de référence des substances et procédé dopants adoptée par le groupe de suivi de la convention contre le dopage.
  • vérifier sur la notice du médicament qu'il n'apparaît pas la mention spéciale à l'attention des sportifs : « l'attention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage ».

L'UNCP a reçu le 30 mars 2007 une note d'information sur le nouveau programme U.C.I. contre le dopage "À 100% contre le dopage" adressée à tous les membres du Conseil des coureurs et aux responsables des Associations nationales :
- Lettre aux UCI ProTeams.pdf
- Annexe A.pdf
- Annexe B.pdf
- Annexe C.pdf
Plus d'informations sur www.uci.ch


AVERTISSEMENT
L'UNCP vous informe sur ce site des diverses règlementations en vigeur. Celles-ci n'étant pas unifiées, l'UNCP dégage toutes responsabilités quand à l'interprétation que vous en ferez. En cas de doute, veuillez vous connecter directement avec le site concerné.

UCI (Union Cycliste Internationale)
UCI
- Liste des interdictions 2007
- Synthèse : l'UCI et la lutte contre le dopage

AMA (Agence Mondiale Anti-dopage)
AMA

FFC (Fédération Française de Cyclisme)
FFC

Ministère des sports
- Substances et méthodes interdites

CPLD (Conseil de Prévention et de Lutte contre le Dopage)
CPLD

Dopage.com



Classes des substances interdites

Les classes de substances interdites sont les suivantes selon l'arrêté interministériel du 27 mars 2002 :

  • A. Stimulants
    (amphétamines, ou de éphédrines, caféine, heptaminol, cocaïne...)
  • B. Narcotiques
    ( morphine, ...)
  • C. Agents anabolisants de de ce qu'on
    ( testostérone, nandrolone, ...)
  • D. Diurétiques et produits masquants
  • E. Hormones
    (cortisone, érythropoïétine, hormones de croissance, ...)

Classes des substances soumises à restriction

  • A. Anesthésiques locaux
    Ils peuvent être utilisés localement sauf la cocaïne. L'utilisation doit être certifiée médicalement à l'aide d'un certificat médical.
  • B. Cortisone
    Elle est interdite par voie orale (comprimés, gouttes), par voie rectale (suppositoires) ou en injections (intraveineuse, intramusculaire). Elle peut être autorisée par voie locale - pommades, pansements cutanés, gouttes oculaires, nasales de ou auriculaires, ainsi qu'en sprays inhalés - à condition d'en déclarer l'utilisation avant la course par la production de l'ordonnance et du certificat médical.
  • C. Bêta 2 agonistes
    Seuls le Salbutamol, le Salmétérol, la Terbutaline et le Formotérol sont autorisés en inhalation pour traiter l'asthme. L'utilisation doit être déclarée avant la course par écrit par un médecin d'équipe ou un pneumologue.
  • D. Insuline
    Un certificat médical pour les diabétiques est obligatoire.

Les déclarations avant l'épreuve de ces substances soumises à certaines restrictions doivent être envoyée à :
Dr GENSON Francis 4, rue du poète, 33 700 Mérignac - fax : 05 56 97 20 44

Le jour du contrôle, le coureur doit déclarer tous les médicaments qu'il prend et présenter dans les cas des 4 classes de substances soumises à certaines restrictions son ordonnance et son certificat médical.


Ces 2 listes sont disponibles auprès du :

  • Ministère de la jeunesse
    Mission médecine du sport

    Lutte contre le dopage
    78 rue Olivier de Serres
    75 739 Paris cedex 15
    www.Jeunesse-sports.gouv.fr
  • Conseil de prévention et de lutte contre le dopage
    35 rues Saint-Dominique, 75 700 Paris
    www.cpld.fr



Note d'information aux coureurs cyclistes compétiteurs sur l'usage des médicaments

- Note approuvée par le comité directeur fédéral du 14 décembre 2002 -

Informations complémentaires relatives au bon usage de certaines substances de la liste de l'arrêté interministériel des 27 mars 2002 (ci-contre) et de la procédure à suivre concernant leur utilisation. Ce texte s'applique à tous les sportifs licenciés FFC quels que soient leur âge et leur niveau de pratique.

L'arrêté du 27 mars 2002 définit la liste des substances et procédés interdits dans le cadre de la lutte antidopage.
Cette liste est disponible dans les directions départementales ou régionales Jeunesse et Sports et sur les sites : du ministère des Sports www.jeunesse-sport.gouv.fr et du CPLD www.cpld.fr
Vous trouverez ci-dessous quelques points importants :

I. LES CORTICOÏDES :

- Les corticoïdes par voie orale (comprimés, gouttes) par voie rectale (suppositoires) ou en injections (intraveineuse, intramusculaire) sont interdits dans tous les cas. Si toutefois un médecin estime qu'il faut traiter une maladie aiguë grave avec des corticoïdes, il établira un certificat en détaillant le diagnostic, le produit prescrit, la dose, la durée du traitement et l'incompatibilité de la pratique sportive qui en résulte.
Cette durée doit correspondre à la durée d'élimination du produit administré.
- Les corticoïdes en infiltration intra articulaire sont autorisés à condition d'envoyer un certificat médical en détaillant le diagnostic, le produit prescrit, la dose, la durée du traitement. Le médecin doit informer par écrit le coureur de la nature de cette prescription et de l'obligation qui lui est faite de présenter l'acte de prescription à tout contrôle.
Pour une meilleure efficacité, l'usage des corticoïdes en infiltration doit être associé à une période de repos sportif.
- Les corticoïdes par voie locale pommades, pansements cutanés, gouttes oculaires, nasales ou auriculaires ainsi qu'en sprays inhalés sont autorisés à condition de disposer d'un dossier justificatifs :
a. l'ordonnance avec le produit, la posologie, le mode d'administration, la durée du traitement.
b. et un certificat du médecin prescripteur avec la raison médicale de la prescription.

Ces certificats sont à adresser le jour même : au docteur Francis GENSON chargé d'instruction auprès de la FFC et par fax au n° 05 56 97 20 44

Un autres exemplaire de ce dossier doit être adressé le jour même par courrier en mentionnant sur l'enveloppe « confidentiel » à :
Conseil de Prévention et de Lutte contre le Dopage
Monsieur le professeur Michel RIEU
Hôtel de Broglie
35, rue Saint-Dominique
75 700 Paris

Attention :
la mésothérapie avec des corticoïdes n'est pas un traitement reconnu par le bon usage médical et ne doit donc pas être utilisée.
Quel que soit le mode d'administration des corticoïdes, ceux-ci entraînent des effets généraux :
- A court terme, ils favorisent la survenue d'infection et surtout ils bloquent la fonction des glandes surrénales. La survenue de cette complication est une contre-indication temporaire à la pratique du cyclisme en compétition. Il s'agit d'un effet secondaire potentiellement grave et non exceptionnelou ayant déjà entraîné le décès où le séjour prolongé en réanimation de certains coureurs.
- Quand ils sont utilisés de manière prolongée, il entraînent une diminution de la masse osseuse source de fracture pour des chutes même minimes.
- Ces essais seront d'autant plus marqués que la dose utilisée sera plus importante, que la voie d'administration sera par voie générale et que leur durée d'action sera prolongée.
- Il est exceptionnellement justifié médicalement d'utiliser des produits à action retardée (Triamcinolone, Béthaméthasone).
- Dans tous les cas il est préférable d'utiliser des corticoïdes à durée d'action courte ( Méthylprednisolone, Prednisolone, Hydrocortisone) notamment pour les traitements par voie générale qui limitent la durée de la contre-indication.
- Avant toute prescription, nous vous conseillons d'évoquer tous ces problèmes en présentant cette note d'information à votre médecin. Il saura vous prescrire le produit le mieux adapté à votre situation.
- La production d'une ordonnance ne signifie pas qu'elle vous autorise à participer à une compétition, en particulier pour les administrations de corticoïdes par voie générale qui sont strictement interdites.

II. LES BRONCHODILATATEURS :
Les sportifs souffrant d'asthme ou d'asthme d'effort peuvent se soigner à la condition expresse qu'une hyper réactivité bronchique soit prouvée (décision de la commission médicale nationale FFC).
Les médicaments contenant les quatre produits suivants sont autorisés sous forme de sprays (ou de gélules) inhalés uniquement :
- Salbutamol (comme Ventoline)
- Salmétérol (comme Serevent)
- Terbutaline ( comme le Bricanyl)
- Formotérol ( comme le Foradil)

La prise de l'un ou deux de ses quatre produits ( Salbutamol, Salmétérol, Terbutaline et Formotérol) doit être notifiée par écrit chaque année avant le début de saison au docteur Francis Genson, chargé d'instruction auprès de la FFC. Elle doit être établie par un pneumologue ou un médecin d'équipe certifiant que l'état de santé du sportif nécessite la prise de tel ou tel médicament.
Il faut envoyer l'ordonnance et le dossier justifiant l'asthme accompagné des résultats des explorations fonctionnelles respiratoires réalisées selon le protocole de la commission médicale de la FFC auprès d'un service de pneumologie. Le double de ce dossier devra être également adressé au CPLD ( voir adresse ci-dessus).
Les coureurs relevant du suivi médical longitudinal contrôlé réglementaire mis en place par la FFC et c'est-à-dire :
les coureurs inscrits sur la liste de haut niveau
les coureurs Elite 1 et 2
les filières d'accès au haut niveau
ont l'obligation supplémentaire de devoir faire la preuve de cette asthme d'effort en effectuant le protocole de la commission médicale dans un des services spécialisés agréés par la FFC. Les résultats de celui-ci devront être adressés, comme tous les autres éléments du suivi médical longitudinal contrôlé, au médecin fédéral national.
Pour obtenir la liste des services agréés s'adresser au secrétariat médical de la FFC.

III. LES ANESTHESIQUES PAR VOIE LOCALE :
( dentiste, soins de petite chirurgie, mésothérapie)
La prescription d'un anesthésique local nécessite l'obligation de disposer d'un dossier justificatif : avec l'ordonnance qui détaille la nature du produit, la posologie, le mode d'administration, la durée du traitement et avec le certificat du médecin ou dentiste prescripteur avec la raison médicale de la prescription. Ce dossier doit être faxé pour les sera le jour même au docteur Francis Genson chargé d'instruction à la FFC au 05 56 97 20 44.

IV. LE CANNABIS OU HASCHISCH :
la prise de cannabis ou haschisch, facilement détectable dans les urines pendant de longues semaines même avec une prise unique, est interdite. Tout coureur sera considéré positif si une concentration urinaire de THC ( tétrahydrocannabinol) est supérieure à 15 nanogrammes / ml.

V. LA CREATINE :
La vente et le transport de la Créatine ( et de tout produit qui en contient) sont interdits en France.
L'origine de ces produits étant inconnue et non sécurisée, la transmission de maladies infectieuses graves ( type encéphalopathie spongiforme bovine) est possible.

VI. LE BUPROPION :
le Zyban utilisé dans l'aide au sevrage tabagique est strictement interdit.

VII. LES VITAMINES ET COMPLEMENTS ALIMENTAIRES :
le sportif doit assurer que tout médicament, vitamine, complément alimentaire, préparation diététique en vente libre ou tout autre substance qu'il utilise ne contient aucun produit dopant.
Attention donc aux produits commandés par Internet ou par l'intermédiaire d'un magazine qui se sont révélés souvent contaminés notamment part de la nandrolone ou de la caféine.
La loi affirme la responsabilité pleine et entière du sportif qui ne pourra pas mettre en avant un étiquetage erroné ou frauduleux où se disculper en cas de contrôle positif.

À retenir :
Lorsque vous êtes amené à prendre un médicament, lisez attentivement la notice incluse dans la boîte. Si elle précise « l'attention des sportifs sera attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage ».
NE PRENEZ PAS CE MEDICAMENT MEME SI VOUS AVEZ UNE ORDONNANCE VOUS LE PRESCRIVANT.

A NOTER :
A l'issue d'une sanction arrêtée pour infraction à la législation relative à la lutte antidopage, la reprise des activités sportives est subordonnée à la production d'un certificat nominatif attestant que l'intéressé a suivi une consultation médicale au sein d'une antenne médicale de lutte contre le dopage (coordonnées des AMLD auprès du ministère des Sports).

ADRESSES UTILES :
Docteur Francis GENSON
chargé d'instruction de la FFC
4, rue du poète
33 700 Mérignac
Tél. 0 5 56 97 20 44 - Fax. 01 47 53 75 36

Document réalisé par :
- Francis GENSON, médecin chargé d'instruction auprès de la FFC
- Christophe LAVERGNE, responsable juridique de la FFC
- Michel GUINOT, médecin fédéral national adjoint de la FFC
- Armand MEGRET, médecin fédéral national de la FFC

Conseil important :
Ce document est à conserver par le coureur afin de le présenter à tout prescripteur de médicaments à qui il doit faire état de sa qualité de sportif lors de toute consultation médicale qui donne lieu à prescription.

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