  Assemblée Générale UNCP 2010 Au cours de l'Assemblée Générale du 25 juin 2010 à Chantonnay, les coureurs professionnels français ont procédé à l'élection du Comité Directeur et du Bureau de leur organisation professionnelle.
Le Bureau : Président : Pascal CHANTEUR Vice-Présidents : Christophe AGNOLUTTO et Xavier JAN Secrétaire Général : Jean-Claude CUCHERAT Trésorier : Carlos DA CRUZ Délégué Général : Stéphane GOUBERT
Le Comité Directeur :
Guillaume BONNAFOND Stéphane BONSERGENT Franck BOUYER Mickaël BUFFAZ Samuel DUMOULIN Laurent MANGEL Johan MOMBAERTS Jérôme PINEAU Jérémy ROY Steven TRONET
publié le 6/28/2010 2:31:54 PM modifié le 6/28/2010 2:38:49 PM
Le billet d'humeur de Marc FAYET : Coupe de France Crédit Agricole 2009
Nous avons vécu cette saison quelque chose de particulièrement inquiétant qui semble d’emblée nous faire entrer dans une sixième voire une septième dimension. Je veux parler d’une singularité numérique que seule la coupe de France est capable de générer. Je m’explique. En lisant quelques documents officiels j’ai découvert que de Cholet Pays de Loire jusqu’au Tour de Vendée il y avait cette année 11 épreuves de la coupe de France et pourtant !… et pourtant si Cholet Pays de Loire porte le numéro 1 de cette coupe de France le Tour de Vendée portait sur les documents que j’ai lu le numéro 12… 11 courses 12 numéros. D’où vient cette énigme ? Les plus cartésiens me répondront « Espèce de Patate ! C’est parce que le Grand Prix de Rennes a été annulé » Je veux bien, mais pourquoi préserver un numéro pour une course fantôme ? Si le numéro 12 est gardé c’est qu’on veut continuer à nous faire croire que l’épreuve numéro 2, ce fameux Grand Prix de Rennes qui n’a pas eu lieu, a tout de même eu lieu sans avoir eu lieu ! Alors devant cette existence subliminale, comme si c’était une volonté de ne pas l’effacer de notre esprit, je me suis mis à rêver au déroulement de ce Grand Prix de Rennes 2009 qui n’a pas eu lieu mais qui a tout de même eu lieu… sans avoir eu lieu… et d’en dresser moi-même le scénario. Pour moi voilà comme ça s’est passé.
« C’est un coup fameux, une échappée royale qui s’est dessinée dans les tout derniers kilomètres formée de quelques beaux coureurs et qui réunit : Dimitri Champion, Saïd Haddou, Thomas Voeckler, Jeremy Galand, Mathieu Ladagnous, et Benoit Vaugrenard. Les voici à 500 mètres de l’arrivée et ils s’observent. Daniel Mangeas ne respire plus que toutes les 4 phrases, le public tape sur les banderoles le long des barrières à s’en faire saigner les mains, Yvon Sanquer posté derrière la ligne, habituellement rechargé comme une pile électrique ordinaire semble être passé aux piles alcalines. Patrick Chassé et Jacky Durand ont fait leur pari sur le gagnant du jour mais ce sera en vain car aucun des deux ne gagne jamais. Et David Lappartient le tout nouveau Président de la Fédération attend un autre exploit que le sien, lui qui dans sa dernière course a fait 1, devant Callot 2 et Guimard 3. 300 mètres ! Saïd lève sa grande carcasse et transforme son sourire en grimace il est devant… 250 mètres c’est Thomas qui veut sortir mais Mathieu lui ferme la porte… 200 mètres Benoit est en vitesse de pointe et prend le dessus… 150 mètres et c’est Jeremy, celui qu’on n’attendait pas, qui n’attend plus. 100 mètres voilà Dimitri qui y croit, il n’a jamais cessé d’y croire… quand tout à coup !… venu de nulle part un homme coupe la ligne et la politesse tel un boulet de canon et de manière magistrale, comme un diable sorti de sa boîte il s’impose devant tous les autres et c’est… Et c’est Jimmy Casper ! Oh Merde ! Encore lui… c’est sa 4ème épreuve gagnée cette saison ».
Là je suis désolé, je n’ai rien pu faire. Il était vraiment plus fort que toutes nos imaginations cette année. Alors Grand Prix de Rennes ou pas Grand Prix de Rennes, de toute façon il aurait gagné alors !
Mais franchement, on s’y serait crû non ?
Mais essayez vous aussi ! Je vous assure que c’est vachement excitant de remplir les trous laissés par l’histoire. J’ai réussi comme çà en pensée à reconstituer des tas de courses fantômes prenez le grand prix d’Isbergues par exemple qui était cette année à sa 63ème édition et qui a vu Stablinsky, Moncassin et Vasseur y triompher…La course existe depuis 1945 alors j’ai imaginé celle de 44 celle qui n’a pas eu lieu, celle qui n’existe pas. J’y ai distingué d’abord au loin (oui parce qu’il n’y a pas la télé à l’époque.) j’y ai distingué en noir et blanc une sorte de… berger, Puis une espèce de vicomte et comme… une tête de cuir. Les voici en train de se disputer la victoire et ça y est je les reconnais, c’est « Biquet trompe la mort » qui brûle la politesse au « bisontin futé » et à « Fache le Berger de Manosque » Robic, De Gribaldy et Flacheitner pour ne pas les nommer. Ah ! ça y allait les surnoms, à l’époque. Ça roulait plus lentement mais ça déconnait plus vite.
J’ai imaginé la Polynormande de 79, celle qui n’a pas existé et j’y ai fait gagner tout seul et détaché Jean-François Pescheux juste pour le voir lever les bras autrement que pour gueuler aux motos d’avancer.
Le trophée des Grimpeurs ancienne Polymultipliée qui existe depuis 1913 et j’ai imaginé qu’en 1917 puisque les Français étaient occupés à se faire massacrer sur le chemin des dames, j’ai imaginé Octave Lapize l’emporter car il volait littéralement ce jour là et c’est justement en vol qu’il se fit descendre un 14 Juillet 1917. Tu parles d’un feu d’artifice ! C’est formidable de refaire un peu l’histoire allez je m’en avale encore une petite pour la bonne bouche : Paris Camembert en 1940. Ils étaient trois à l’arrivée Vlaemink mais pas Maurice… Lucien. Hendrickx mais pas Jimmy… Marcel et Wagner mais pas Richard… Gustave. Que des artistes quand même et c’est Archambaud que je fais gagner, oui Archambaud Maurice, le coureur de poche, en souvenir de la boutique de cycles qu’il tenait Boulevard Edgar Quinet juste derrière ici à Montparnasse.
Allez ! Une petite dernière et on va se coucher. La Chateauroux Classic de l’Indre la plus récente des courses. Je vois très bien l’arrivée de l’édition des années 80, l’année que vous voulez entre 80 et 90 on s’en fout, mais qui bien entendu n’a pas eu lieu. Imaginez ! « Ils sont six aux 500 mètres et on a peine à les distinguer. Daniel Mangeas ne respire plus que toutes les 4 phrases, le public tape sur les banderoles le long des barrières à s’en faire saigner les mains, Yvon Sanquer n’est pas encore un ex ancien futur nouveau directeur Sportif. Patrick Chassé et Jacky Durand jouent encore aux billes dans la cour de l’école et ne gagnent jamais, et David Lappartient qui vient à peine d’intégrer la maternelle préside déjà l’association des anciens de la crèche. 500 mètres de l’arrivée et ils s’observent. Marc Madiot lève sa grande carcasse et transforme son sourire en grimace il est devant, 250 mètres c’est Vincent Lavenu qui veut sortir mais Stéphane Heulot lui ferme la porte, 200 mètres Roger Legeay est en vitesse de pointe et prend le dessus, 150 mètres c’est Eric Boyer celui qu’on n’attendait pas, qui n’attend plus et se poste devant, 100 mètres voilà Jean-René Bernaudeau qui y croit, il n’a jamais cessé d’y croire… quand tout à coup… Tout à coup ! Venu de nulle part un homme coupe la ligne et la politesse tel un boulet de canon et de manière magistrale, comme un diable sorti de sa boîte, il s’impose devant tous les autres et c’est… Non c’est pas Jimmy Casper… ça va bien maintenant ! Non c’est… C’est moi ! Ouais ! »… Ben quoi merde ! On peut rêver, non ?
Enfin ! Quoi qu’il en soit, c’est fou ce qu’on peut gagner comme courses… mentalement, je veux dire ! Et je vous le préconise à vous jeunes coureurs : Rêvez au scénario des courses que vous allez gagner ! Vous allez voir… C’est génial ! ça ne se passe jamais comme on l’avait imaginé.
Marc Fayet Novembre 2009
publié le 12/8/2009 12:24:04 PM modifié le 12/8/2009 12:40:55 PM
 Marc Fayet Du Théâtre encore du Théâtre mais du vélo toujours du vélo Tout petit déjà il avait deux rêves, être comédien et Gagner le tour de France. Comme on le sait tous les rêves ne s’accomplissent pas alors il est parvenu à atteindre le premier et il cherche à fréquenter le second. Ami viscéral du cyclisme qui reste à ses yeux le plus beau sport au monde il n’a de cesse de lier ses deux passions. C’est pourquoi il aime à exercer ses talents d’auteurs au profit de l’univers Cycliste.
Auteur, comédien et producteur, il a joué et produit quelques succès de la scène Parisienne dont le fameux « Un petit jeu sans conséquence » qui en 2003 empocha 5 Molières dont celui de la révélation Masculine juste pour décorer sa cheminée. D’autres pièces comme « Jacques a dit » « La sainte Catherine » et dernièrement « Il est passé par ici » donnent une idée de sa production dramatique. Homme de théâtre passionné, il participe également à quelques productions cinéma comme « Si c’était lui » avec Carole Bouquet et Marc Lavoine ou encore plus récemment « Joséphine ange gardien » auprès de Mimi Mathy. Il termine actuellement une adaptation scénique du procès de Gaston Dominici que Robert Hossein mettra en scène dès Avril 2010 au Théâtre de Paris.
« Du Théâtre encore du Théâtre mais du vélo toujours du vélo » telle est sa devise.
publié le 12/8/2009 11:52:53 AM modifié le 12/8/2009 11:56:35 AM
Pourquoi mon implication dans l'UNCP ?
Passionné de cyclisme depuis mon enfance, j'ai eu la chance d'être coureur cycliste, mais le regret de n'avoir pas un niveau suffisant pour passer professionnel. Le métier que j'ai exercé, de cadre dirigeant d'entreprise m'a permis de développer des compétences dans le domaine des ressources humaines et plus particulièrement de pratiquer régulièrement le droit du travail. Cette expérience professionnelle associée à ma passion pour le cyclisme, ont été des arguments pour m'investir dans le syndicat professionnel qu'est l'UNCP.
publié le 6/23/2009 11:47:31 AM modifié le 12/8/2009 2:51:30 PM
Christophe Agnolutto
J'ai pratiqué le cyclisme durant 11 ans chez les professionnels et j'en garde de merveilleux souvenirs. J'ai pu vivre de ma passion et aller au bout de mon rêve. J'ai connu des émotions uniques et le cyclisme m'a appris à être persévérant, courageux, à respecter les autres... Tout cela me sert aujourd'hui pour ma reconversion et je suis heureux d'avoir integré le bureau de l' UNCP pour défendre les coureurs professionnels qui ne sont pas souvent traités à leur juste valeur. L' UNCP m' a beaucoup apporté quand j'étais coureur et il est donc logique pour moi de rendre la pareille. Je resterai toujours passionné par le cyclisme et le sport en général qui est un très bonne école de la vie.
publié le 6/23/2009 11:40:30 AM modifié le 12/8/2009 12:03:33 PM
LE COMPORTEMENT ECONOMIQUE DES SPORTIFS Une étude par l’économie expérimentale
Nicolas EBER Professeur à l’Université Robert Schuman (Strasbourg 3) Marc WILLINGER Professeur à l’Université Montpellier 1
Plusieurs études économétriques récentes menées aux Etats-Unis ont identifié une « prime au sportif » sur le marché du travail : en moyenne, et toutes choses égales par ailleurs, les jeunes Américains ayant pratiqué un sport durant leurs études s’insèrent mieux sur le marché du travail que les non-sportifs (Eber, 2002). L’hypothèse la plus fréquemment avancée pour expliquer la réussite professionnelle des jeunes sportifs est que ces derniers auraient des comportements spécifiques les rendant plus performants. En particulier, ils seraient animés de ce fameux « esprit de compétition » tant recherché par les entreprises et leur permettant de s’imposer dans certaines sphères du marché du travail.
Les sportifs ont une perception plus « compétitive » du jeu, ce qui les conduit à être moins sensibles à l’inégalité entre les deux joueurs, et d’une manière générale, à accepter et intégrer plus facilement leur condition dans le jeu.
Une telle interprétation renvoie à l’idée parfois avancée selon laquelle la pratique apprend aux jeunes à maîtriser leurs émotions et à prendre très rapidement les bonnes décisions dans des contextes émotionnels difficiles (stress, pression, etc…).
Jean-Claude Cucherat
publié le 5/25/2009 9:47:36 AM modifié le 6/19/2009 10:21:23 AM
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